Investir dans les énergies renouvelables via le crowdfunding : guide complet (Enerfip, Lendopolis)

Votre Livret A rapporte 1,5 %. Votre assurance vie en fonds euros, peut-être 3 % dans le meilleur des cas. Pendant ce temps, votre argent finance — sans que vous le sachiez — des activités que vous n’avez pas choisies. Et si, au lieu de subir, vous décidiez de flécher votre épargne vers des projets concrets de transition énergétique ? Des parcs solaires, des éoliennes, des centrales biomasse — installés en France, visibles sur une carte, avec un rendement de 6 à 8 % brut par an.

C’est ce que proposent les plateformes de crowdfunding spécialisées dans les énergies renouvelables (EnR). Le principe est simple : vous prêtez directement à un porteur de projet — un développeur de parc solaire, un exploitant éolien — et vous récupérez votre capital majoré d’intérêts à l’échéance. Pas d’intermédiaire bancaire opaque. Pas de fonds labellisé qui investit 80 % dans Total et 20 % dans le vent.

Mais derrière la promesse séduisante du « rendement + impact », il faut regarder les chiffres de près. Car le crowdfunding EnR, comme tout investissement, comporte des risques réels — et certaines plateformes sont plus solides que d’autres. Dans cet article, on décortique le fonctionnement, les rendements, les risques et les plateformes principales du marché français. Sources : avis de l’ADEME sur les projets EnR participatifs, baromètre France FinTech / Forvis Mazars, AMF, et données publiques des plateformes.

⚠️ Avertissement : Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l’article L541-1 du Code monétaire et financier. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Consultez un conseiller financier agréé avant toute décision.

Comment fonctionne le crowdfunding dans les énergies renouvelables ?

Éoliennes au milieu d'un champ

Le crowdfunding EnR (ou financement participatif des énergies renouvelables) repose sur un mécanisme relativement simple. Une entreprise qui développe un projet de production d’énergie — parc solaire, éolien, méthanisation, hydroélectricité — a besoin de financer une partie de ce projet. Au lieu de passer uniquement par une banque, elle ouvre une collecte sur une plateforme en ligne, accessible aux particuliers.

Concrètement, vous investissez une somme (souvent à partir de 10 ou 20 €) sous forme d’obligations — c’est-à-dire un prêt. L’entreprise vous rembourse le capital à l’échéance (généralement entre 2 et 5 ans), et vous verse des intérêts périodiques — trimestriels ou annuels. Le taux d’intérêt est fixé à l’avance, généralement entre 5 et 8 % brut annuel.

Ce n’est ni de l’actionnariat (vous ne détenez pas de parts de l’entreprise), ni un produit bancaire garanti. C’est un prêt direct, avec un risque de perte en capital. Mais ce risque est encadré : les plateformes agréées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) en tant que Prestataires de Services de Financement Participatif (PSFP) sont soumises à des obligations de transparence et de sélection des projets.

💡 Crowdfunding EnR vs épargne classique, en chiffres :

  • Livret A : 1,5 % net, capital garanti, disponible immédiatement
  • Fonds euros assurance vie : 2,5 à 3,5 % net, capital quasi garanti, disponible en 72h
  • Crowdfunding EnR : 5 à 8 % brut (3,5 à 5,6 % net après PFU de 30 %), capital non garanti, bloqué 2 à 5 ans

Le rendement supérieur rémunère le risque pris et l’immobilisation du capital. C’est la règle de base de tout investissement.

Ce que dit l’ADEME sur les projets EnR participatifs

L’ADEME a publié un avis officiel sur les projets d’énergies renouvelables participatifs qui distingue deux modèles complémentaires, avec des niveaux d’implication très différents.

Le premier modèle est celui des projets à gouvernance locale (souvent appelés « projets citoyens »). Les citoyens et collectivités entrent au capital du projet et participent aux décisions. Ils deviennent actionnaires et perçoivent des dividendes. Ce modèle est le plus engageant et le plus impactant pour les territoires : selon une étude soutenue par l’ADEME et réalisée par Énergie Partagée, 1 € investi dans un projet citoyen d’EnR génère 2,5 € de retombées économiques locales (fiscalité, loyers, salaires, prestataires locaux).

Le second modèle — celui qui nous intéresse ici — est le financement participatif via le crowdfunding. Les citoyens ne sont pas actionnaires, mais prêteurs. Ils financent une partie de la dette du projet via une plateforme en ligne, une fois que les autorisations sont obtenues. Le risque est différent (pas de gouvernance, mais un prêt avec taux fixe) et l’implication est moindre — mais c’est aussi beaucoup plus simple et accessible.

L’ADEME encourage explicitement ces deux modèles et souligne leur complémentarité. Elle note que le crowdfunding EnR constitue « un moyen simple pour les particuliers de flécher leur épargne vers des projets vertueux, avec des taux attractifs et des risques maîtrisés ». En parallèle, elle appelle les pouvoirs publics à mieux encadrer ces projets pour minimiser les risques portés par les investisseurs citoyens.

📊 Le crowdfunding EnR en France (chiffres 2024-2025) :

  • 352 millions d’euros collectés en crowdfunding EnR en 2024 (source : baromètre Forvis Mazars / France FinTech)
  • Représente 20,3 % de la collecte totale du crowdfunding français — en hausse par rapport à 17,6 % en 2023
  • 94 % de la collecte réalisée en instruments de dette (obligations, minibons)
  • Le secteur EnR est le segment le plus résilient du crowdfunding français, avec très peu de pertes déclarées — contre 15 à 20 % de retards en crowdfunding immobilier

Les principales plateformes comparées

Panneaux solaires derrière des fleurs

Le marché français du crowdfunding EnR est aujourd’hui dominé par deux acteurs principaux : Enerfip et Lendopolis. D’autres plateformes existent (Lendosphere, Lumo — rachetée par Enerfip fin 2025, Flolend), mais ces deux-là représentent l’essentiel du volume. Voici un comparatif factuel, basé sur les données publiées par les plateformes elles-mêmes et les indicateurs de performance publics.

Critère Enerfip Lendopolis
Année de création 2014 2014
Agrément PSFP (AMF) — FP-2022-2 PSFP (AMF) — FP-2023-26
Montants collectés (cumul) 600 M€+ (leader français) 300 M€+
Rendement moyen (2025) ~7-8 % brut ~6-7 % brut
Taux de perte historique 0,46 % (sur 11 ans) 0 % sur les projets EnR (depuis 2019)
Ticket d’entrée minimum 10 € 20 €
Durée moyenne des projets ~36 mois ~50 mois
Marché secondaire ✅ Oui (Enerdeal) ❌ Non
Types de projets Solaire, éolien, biomasse, hydro, stockage, innovation Solaire, éolien, biomasse (focus local)
Particularité Projets aussi en actions (PEA-PME éligible) Projets souvent réservés aux riverains locaux
Actionnariat Indépendant (+ acquisitions Lumo, Duurzaaminvesteren) Lendosphere / Groupe 123 IM (ex-Banque Postale)

Sources : données publiques des plateformes (consultées en mars 2026), indicateurs de performance au format FPF, baromètre Forvis Mazars / France FinTech 2024.

Enerfip : le leader du marché

Fondée à Montpellier en 2014 par quatre ingénieurs spécialisés dans les EnR, Enerfip est devenue la première plateforme européenne de crowdfunding dédiée à la transition énergétique. Avec plus de 600 millions d’euros collectés auprès de 64 000 investisseurs, la plateforme a financé des centaines de projets en France, en Espagne et désormais aux Pays-Bas (après l’acquisition de Duurzaaminvesteren fin 2025).

Ses atouts principaux : une grande diversité de projets (solaire, éolien, biomasse, stockage, géothermie), un processus de sélection strict (moins de 20 % des projets présentés sont acceptés), et depuis peu un marché secondaire (Enerdeal) qui permet de revendre ses titres avant l’échéance — un avantage rare dans le crowdfunding. Certains projets sont aussi éligibles au PEA-PME, ce qui permet une optimisation fiscale intéressante.

Le taux de perte historique de 0,46 % sur plus de dix ans est remarquable — mais il faut préciser que quelques projets sont en procédure judiciaire début 2026. Ce n’est pas anormal pour un portefeuille de cette taille, mais cela rappelle que le risque existe.

Lendopolis : l’alternative solide

Lendopolis a été créée en 2014 par les fondateurs de KissKissBankBank, avant d’être rachetée par La Banque Postale puis, fin 2024, par Lendosphere (filiale du Groupe 123 Investment Managers). Après des débuts difficiles avec des prêts aux PME (et quelques défauts), la plateforme s’est recentrée exclusivement sur les EnR en 2019. Depuis ce virage stratégique, le bilan est très bon : zéro défaut et zéro retard sur l’ensemble des projets EnR financés.

La particularité de Lendopolis : une forte dimension locale. De nombreux projets sont réservés aux investisseurs résidant dans le département d’implantation ou les départements limitrophes — conformément aux incitations de la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) qui attribue des bonus aux projets avec financement participatif local. C’est un avantage si vous habitez en zone rurale ou semi-rurale avec des projets solaires ou éoliens à proximité. C’est un inconvénient si vous êtes en Île-de-France, où les opportunités sont rares.

Les rendements sont légèrement inférieurs à Enerfip (6-7 % brut vs 7-8 %), mais la durée des projets est plus longue (4 ans en moyenne). Lendopolis ne dispose pas de marché secondaire — votre capital est donc bloqué jusqu’à l’échéance.

🔗 Pour comprendre les bases de la finance durable avant d’investir, consultez notre guide de l’épargne responsable (ISR, Greenfin, Finansol).

Rendements réels et fiscalité

Un ordinateur portable montrant un graphique, sur un bureau en bois

Les rendements bruts annoncés (6 à 8 %) sont séduisants. Mais ce qui compte, c’est le rendement net — après impôts et après prise en compte du risque réel. Voici le calcul :

Les intérêts perçus sur les obligations de crowdfunding sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %, qui se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 12,8 %, vous pouvez opter pour le barème progressif — mais dans la plupart des cas, la flat tax est plus avantageuse.

Scénario Rendement brut Après PFU (30 %) Pour 1 000 € investis (3 ans)
Prudent (Lendopolis) 6 % 4,2 % net ~126 € d’intérêts nets
Moyen (Enerfip) 7 % 4,9 % net ~147 € d’intérêts nets
Dynamique 8 % 5,6 % net ~168 € d’intérêts nets

Exception fiscale intéressante : sur Enerfip, certains projets sont proposés en actions éligibles au PEA-PME. Dans ce cas, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention du PEA-PME (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus). C’est une optimisation significative pour un investisseur qui s’inscrit dans la durée.

Les risques à connaître (sans les minimiser)

C’est ici que la plupart des articles promotionnels s’arrêtent ou minimisent. Pas nous. Le crowdfunding EnR est un investissement réel, avec des risques réels. Voici les principaux :

1. Risque de perte en capital. Si le porteur de projet fait faillite ou ne peut pas rembourser sa dette, vous perdez tout ou partie de votre mise. Le taux de perte historique est faible (0,46 % chez Enerfip), mais il suffit d’un défaut sur un gros investissement pour que les dégâts soient significatifs à votre échelle.

2. Risque d’illiquidité. Votre argent est bloqué pendant toute la durée du projet — souvent 3 à 5 ans. Contrairement à un livret ou une assurance vie, vous ne pouvez pas récupérer votre capital à tout moment. Enerfip propose un marché secondaire (Enerdeal), mais la revente n’est pas garantie et peut nécessiter une décote.

3. Risque de retard. Même sans défaut, les remboursements peuvent être retardés — par exemple si les travaux de construction prennent du retard, si un refinancement bancaire est décalé, ou si les conditions météorologiques (et donc la production d’énergie) sont moins bonnes que prévu.

4. Risque réglementaire. Les tarifs de rachat de l’électricité, les subventions et le cadre fiscal évoluent. Un changement de politique pourrait impacter la rentabilité des projets financés — bien que les contrats de rachat long terme (souvent 20 ans) offrent une certaine visibilité.

5. Risque de concentration. Si vous mettez tout sur un seul projet ou une seule plateforme, un seul accident peut vous coûter cher. La diversification est la première règle de survie en crowdfunding.

🛑 La règle d’or : N’investissez jamais plus de 5 à 10 % de votre épargne totale en crowdfunding — toutes plateformes confondues. Et au sein du crowdfunding, diversifiez sur au moins 10 à 15 projets minimum. C’est le conseil unanime de l’AMF, des plateformes elles-mêmes, et du bon sens.

Comment investir concrètement : la méthode pas à pas

Si après avoir lu tout ce qui précède (y compris les risques), vous souhaitez tenter l’expérience, voici une méthode progressive pour ne pas faire n’importe quoi :

Étape 1 — Définissez votre budget. Prenez un montant que vous pouvez bloquer 3 à 5 ans sans que cela vous pose le moindre problème. Si vous avez 10 000 € d’épargne de précaution, n’allouez pas plus de 500 à 1 000 € au crowdfunding. Et commencez encore plus petit : 50 à 100 € pour comprendre le mécanisme.

Étape 2 — Inscrivez-vous sur une ou deux plateformes. L’inscription est gratuite et nécessite une vérification d’identité (KYC). Prévoyez une pièce d’identité et un justificatif de domicile. Enerfip et Lendopolis sont les deux références du marché — s’inscrire sur les deux permet de diversifier vos sources de projets.

Étape 3 — Analysez les projets avant d’investir. Chaque fiche projet contient des informations cruciales : le porteur de projet (qui est-il ? quelle expérience ?), le type de projet (construction, exploitation, développement — les risques diffèrent), la durée, le taux, les garanties éventuelles, et la notation du risque. Ne vous contentez pas du taux affiché — lisez la documentation complète.

Étape 4 — Diversifiez. Répartissez votre investissement sur plusieurs projets, plusieurs technologies (solaire, éolien, biomasse), plusieurs zones géographiques, et idéalement plusieurs plateformes. Un portefeuille de 10 à 15 projets à 50-100 € chacun est bien plus robuste qu’un seul projet à 1 000 €.

Étape 5 — Suivez vos investissements. Les plateformes fournissent un tableau de bord avec l’état de chaque projet, les intérêts versés, les remboursements à venir. Vérifiez-le une fois par trimestre. Et pensez à la déclaration fiscale : les plateformes fournissent un IFU (Imprimé Fiscal Unique) chaque année pour faciliter votre déclaration de revenus.

Crowdfunding EnR et greenwashing : ce qu’il faut vérifier

Investir dans les EnR, c’est bien. Mais est-ce que tout ce qui porte l’étiquette « vert » mérite votre confiance ? Pas forcément. Voici les questions critiques à se poser :

Le projet financerait-il des EnR même sans votre argent ? La plupart des projets de crowdfunding EnR sont financés à 80-90 % par des banques. Le crowdfunding ne représente que la couche complémentaire (5 à 15 % du financement total). Cela ne veut pas dire que votre investissement est inutile — les obligations réglementaires de financement participatif (bonus CRE) incitent réellement les développeurs à ouvrir leurs projets aux citoyens — mais il faut garder les pieds sur terre sur « l’impact additionnel » réel de votre placement.

La plateforme est-elle transparente sur ses indicateurs ? Vérifiez que la plateforme publie ses indicateurs de performance au format FPF (Financement Participatif France) : taux de retard, taux de défaut, taux de perte. Si ces données ne sont pas accessibles publiquement, c’est un signal d’alerte.

Les EnR ne sont pas « zéro impact ». Un parc solaire occupe du foncier, un parc éolien génère des nuisances sonores et visuelles, la fabrication des panneaux a un coût environnemental. L’énergie renouvelable est préférable aux fossiles — mais elle n’est pas magique. Les plateformes sérieuses ne cachent pas ces aspects ; celles qui vendent du rêve vert sans nuance méritent la méfiance.

✅ Checklist anti-greenwashing pour choisir une plateforme :

  • Agrément PSFP délivré par l’AMF (vérifiable sur le registre ORIAS)
  • Indicateurs de performance publiés et mis à jour (retards, défauts, pertes)
  • Fiches projets détaillées avec documentation technique et financière
  • Processus de sélection des projets documenté et sélectif
  • Pas de promesses de rendement « garanti » (c’est interdit et trompeur)
  • Transparence sur les frais (la plupart des plateformes EnR sont sans frais pour l’investisseur)

Questions fréquentes

Le crowdfunding EnR est-il risqué ?

Oui. Le capital n’est pas garanti et votre argent est bloqué pendant plusieurs années. Cela dit, le secteur EnR est historiquement le segment le plus fiable du crowdfunding français, avec des taux de perte très faibles comparés à l’immobilier ou aux PME. Le risque est réel mais maîtrisable par la diversification.

Combien faut-il investir au minimum ?

10 € sur Enerfip, 20 € sur Lendopolis. Mais pour constituer un portefeuille diversifié (10-15 projets), il faut compter entre 200 et 500 € au total. Commencer petit permet de comprendre le mécanisme sans risque significatif.

Quelle plateforme choisir entre Enerfip et Lendopolis ?

Les deux sont sérieuses et complémentaires. Enerfip offre plus de projets, des rendements légèrement supérieurs et un marché secondaire. Lendopolis propose davantage de projets locaux et bénéficie de l’absence totale de défauts sur les EnR. L’idéal est de s’inscrire sur les deux pour diversifier — c’est d’ailleurs le consensus parmi les investisseurs expérimentés.

Mon argent finance-t-il vraiment la transition énergétique ?

Partiellement. Votre investissement finance une tranche de la dette d’un projet réel et identifiable — c’est plus concret qu’un fonds ISR qui investit dans des multinationales. Mais le crowdfunding ne représente qu’une fraction du financement total. L’impact est réel et documenté (l’ADEME estime que 1 € investi dans un projet citoyen EnR génère 2,5 € de retombées locales), mais il ne faut pas surestimer votre rôle individuel.

Comment déclarer les revenus du crowdfunding aux impôts ?

Chaque plateforme vous fournit un IFU (Imprimé Fiscal Unique) en début d’année. Les montants sont à reporter dans la case 2TR (produits de placement à revenu fixe) de votre déclaration de revenus. Le PFU de 30 % est prélevé à la source dans la plupart des cas — la déclaration est donc souvent une simple formalité de vérification.


En résumé : pour qui le crowdfunding EnR a-t-il du sens ?

Le crowdfunding dans les énergies renouvelables est un outil intéressant pour les épargnants qui remplissent trois conditions : avoir une épargne de précaution déjà constituée (Livret A), accepter de bloquer une fraction de leur patrimoine pendant plusieurs années, et vouloir donner un sens concret à leur placement — au-delà du marketing vert.

Ce n’est pas un produit miracle, ni un substitut aux placements sécurisés. C’est un complément de diversification, avec un rendement correct et un impact environnemental réel mais qu’il ne faut pas idéaliser. Comme toujours sur Via Verta : on regarde les chiffres avant de regarder les slogans.

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